Dans le même temps,
Au-delà de ces annonces centrées sur les élèves, l’exécutif continue d’ignorer le profond malaise qui touche la profession enseignante.
Le constat est sans appel :
Une pénurie de professeurs dans de nombreuses académies, l’impossibilité d’assurer les remplacements en cas d’absence, des enseignants mal formés ou affectés loin de chez eux, et surtout, une rémunération indigne du niveau d’exigence du métier : environ 30 000 € brut par an en France, contre 66 000 € en Allemagne pour un poste équivalent ( et encore je suis gentil mdr ) .
À cela s’ajoute une réalité de plus en plus inquiétante : les agressions verbales ou physiques à l’encontre des enseignants, parfois de la part des élèves, mais aussi ( et de plus en plus souvent ) de certains parents, remettant en cause l’autorité éducative de l’école au lieu de la renforcer.
Parmi les mesures annoncées pour pallier le manque de professeurs : suppression de postes, et concours désormais accessibles dès bac +3.
Encore une fois, pourquoi s’interroger sur les véritables causes de cette crise du recrutement, quand il suffit de baisser les exigences pour faire illusion ?
Pour conclure, Szimaniak disait : « La politique, c’est parler de l’essentiel pour éviter le principal. » Une fois de plus, les mesures prises par l’exécutif ressemblent davantage à des effets d’annonce, ( a de la poudre de perlimpinpin haha ), qu’à des réponses concrètes aux problèmes réels d’un secteur en souffrance.
La seule mesure réellement pertinente, à mon avis, reste le nouveau programme de mathématiques, qui débouche désormais sur une épreuve anticipée en fin de première.
( On se souvient de l’ÉNORME fiasco de la réforme du bac sous l’ère Blanquer, qui avait supprimé les mathématiques du tronc commun, affaiblissant considérablement le niveau général dans cette matière essentielle. )