

La corrida : entre tradition, spectacle et controverse
La corrida, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est le résultat d’une évolution longue de plusieurs siècles.
Des origines très anciennes : Depuis l’Antiquité, l’homme a cherché à affronter le taureau.
On retrouve par exemple, en Crète minoenne (vers 1500 av. J.-C.), des fresques représentant des jeunes gens exécutant des sauts au-dessus de taureaux.
Ces rituels, plus symboliques que sanglants, montrent déjà la fascination humaine pour cet animal puissant.
L’époque médiévale : Au Moyen Âge, en Espagne, les nobles s’affrontaient à cheval contre des taureaux lors de fêtes ou célébrations.
C’était un exercice de bravoure et d’adresse équestre, qui permettait de démontrer force et courage devant la population.
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Du cheval à la corrida à pied : À partir du XVIIIᵉ siècle, la pratique évolue : le peuple commence à combattre les taureaux non plus à cheval, mais à pied. Des règles et un rituel précis se mettent en place, donnant naissance à la corrida moderne.
C’est à cette époque que naissent les grandes figures de toreros et que le costume traditionnel ainsi que les passes codifiées apparaissent.
La corrida contemporaine : Aujourd’hui, elle est solidement ancrée en Espagne, au Portugal, et dans certaines régions du sud de la France (Nîmes, Arles, Bayonne).
Malgré son statut de tradition culturelle, elle est de plus en plus contestée, en particulier sur le plan éthique.
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Pourquoi la corrida est devenue un spectacle ?
À l’origine pratique aristocratique et rituelle, la corrida s’est progressivement transformée en véritable mise en scène publique.
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :
Un rituel festif : Avec le temps, les combats de taureaux ont été intégrés aux fêtes locales et religieuses.
Ils accompagnaient les grandes célébrations, attirant une foule toujours plus nombreuse.
La théâtralisation : Costumes brillants, musique, entrée solennelle dans l’arène, gestes codifiés…
Tout a été pensé pour donner à la corrida une dimension théâtrale, presque dramatique.
On ne parle plus seulement d’un affrontement, mais d’un spectacle ritualisé où chaque moment est scénarisé.
Une valorisation de la bravoure : Le matador est présenté comme un héros qui défie la mort. Sa maîtrise, son style et son courage sont applaudis par le public, transformant la violence en une forme d’art aux yeux des amateurs.
Le militantisme et l’impact de la corrida
En France, le militantisme anti-corrida s’organise dès la fin du XXᵉ siècle avec des associations comme le CRAC Europe (1991) et l’Alliance Anticorrida (1994), qui dénoncent la souffrance animale et militent pour l’abolition. Des organisations comme One Voice, la Fondation Brigitte Bardot ou Droits des Animaux complètent ce mouvement par des campagnes d’information, des actions juridiques et des manifestations publiques.
En France, c'est environ 800 à 1 000 taureaux qui sont tués chaque année dans le cadre de corridas.
Le nombre de spectacles annuels varie entre 160 et 200, principalement dans le sud du pays où la corrida bénéficie d’exceptions légales liées à la « tradition locale ininterrompue ».
La corrida est en principe interdite par le Code pénal français (article sur la cruauté envers les animaux), mais certaines régions profitent de dérogations en raison de leur attachement historique à la tradition. Le débat juridique est permanent, avec des propositions de loi visant à limiter l’accès aux mineurs ou à interdire totalement le spectacle.
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Le cas de Jeremstar et ses actions
Jérémy Gisclon, connu sous le pseudo Jeremstar, est un influenceur français qui est surtout réputé pour ses interviews/révélations, souvent dans les médias numériques, parfois très personnelles, médiatiques. On le connaît surtout pour ses « ITW baignoirs » (interviews parfois libres, provocatrices, etc).
Le 19 septembre 2025, Jeremstar a fait irruption dans les arènes de Nîmes au cours de la corrida d’ouverture de la Feria des Vendanges, et a brandi une pancarte “Fuck la corrida” et il portait un tee-shirt où le mot "corrida" était barré. Il était accompagné de militants et de l’association PETA France.
Jeremstar a été interpellé, puis maîtrisé par des agents de sécurité, et enfin placé en garde à vue pendant environ 48 heures.
Il a justifié son geste publiquement : “Je déteste la corrida. Ce n’est pas de l’art mais de la torture animale. Cette tradition ignoble doit être abolie.”


