À un moment, il faut appeler les choses par leur nom.
Depuis des mois, Habbo City va mal. Pas mal par accident. Mal par direction.
Des démissions partout.
Des postes qui changent toutes les deux semaines.
Des équipes qui n’ont même plus le temps d’exister.
Ce n’est pas un détail.
Ce n’est pas une coïncidence.
C’est un symptôme.
Quand tout le monde part, le problème n’est plus ceux qui partent. Le problème, ce sont ceux qui restent au sommet. Toujours. Partout. Tout le temps.
On nous dira : c’est compliqué, le contexte est difficile, la pression est forte. Très bien. Mais gouverner, justement, c’est tenir quand c’est difficile. Sinon, à quoi sert le pouvoir ?
Regardons les faits. Pas les affects.
Sous Leiloup et Cheick, l’équipe était stable. On pouvait critiquer certains choix, bien sûr. Mais la structure tenait. Les postes duraient. Les gens restaient. Et en politique comme en gestion, la longévité n’est jamais un hasard. Elle est un indicateur.
Aujourd’hui, qu’a-t-on ?
Une instabilité permanente.
Une rotation incessante.
Une impression diffuse que plus personne ne sait où l’on va.
Alors oui, la question de la démission de Biingo et Rylow se pose. Elle ne se pose pas par méchanceté. Elle se pose par logique. Quand une équipe n’arrive plus à maintenir une stabilité , on ne parle pas de patience : on parle de responsabilité.
Refuser de voir la réalité, c’est infantiliser la communauté.
Refuser de se remettre en question, c’est confondre autorité et entêtement.
Habbo City n’a pas besoin de discours rassurants. Elle a besoin de stabilité. Et si ceux qui dirigent aujourd’hui ne sont plus capables de la garantir, alors la vraie faute serait de s’accrocher.
Parce que comme ailleurs, le pire n’est pas de partir.
Le pire, c’est de rester quand on n’y arrive plus.